Retour sur le stage UFPST avec Guy Lannaud

La dernière journée de formation continue en Shiatsu de l’UFPST a ouvert ses portes à Guy Lannaud, médecin acupuncteur réputé qui ne dédaigne pas travailler seulement avec  les aiguilles mais aussi avec les doigts. Et là, surprise fut au rendez-vous ! Avec une simplicité profonde, ce maître a su emporter tous les participants à des niveaux de subtilité étonnants.

Voilà plusieurs années déjà que chaque mois de novembre, l’UFPST propose sur Paris une journée qui entre dans la formation continue des praticiens et même des étudiants avancés. Pour rappel, cette journée est ouverte à tous, y compris les personnes qui ne sont pas membres de l’Union, car le Shiatsu est une pratique avec un esprit d’ouverture. Au milieu du groupe des participants, un homme, grand, discret, dans un simple survêtement de sport, nous invite à nous installer. Après une (très) brève introduction de la personne par Bernard Bouheret, le président de l’UFPST, nous commençons un échauffement de type Qi gong tout en douceur. Mais d’entrée de jeu, le ton est donné avec un mot d’ordre : conscience et profondeur. Nous sommes frappés par la foule de détails donnés simplement pour prendre la posture de l’arbre. Après seulement 10 minutes de travail sur soi, nous devons enlever la veste du samue tant l’énergie afflue en abondance et la chaleur se fait sentir.

Guy Lannaud a expliqué (très) longuement ce qu’il entendait par les souffles constitutionnels : Yuan Qi, Jing Qi et Zong Qi. Si ces termes sont connus, leurs rôles et subtilités ne sont que rarement utilisés dans la pratique du Shiatsu. C’était donc un nouveau terrain de jeu. Chaque mot, chaque phrase sont pesés et la bouche ne parle pas pour le plaisir. Tranquillement, patiemment, il met en place les concepts avec un calme digne d’un Bouddha. On sent que ce n’est pas le mental qui parle, mais l’expérience d’un vécu profond et cela emporte le groupe dans une énergie puissante. À la fin de la matinée, nous n’avons fait qu’un toucher de deux points, mais nous n’avons pas vu le temps passer. Plus étonnant encore, ces deux points semblent emporter tous les participants dans un univers intérieur sans fond ni barrière.

L’après-midi, nous avons fait 4 pressions sur 2 points ( 25E, 30E, 10RP, 23R ), autant dire trois fois rien pour un shiatsushi habitué à parcourir le corps en long, en large et en travers. Sur chacun des points, il nous est demandé de filtrer les informations en contactant au choix la fréquence du Yuan Qi, Zong Qi ou Jing Qi. Et c’est avec étonnement que nous pouvons contacter ces différentes formes d’énergie et les ressentir.

En d’autres mots, Guy Lannaud nous a guidés à travers les fréquences qui passent dans un tsubo pour pouvoir en sélectionner une seule. Ce fut surprenant pour tous les participants d’agir comme on le faisait sur les anciens postes de radio lorsqu’on tournait le bouton pour capter une fréquence désirée. Autre surprise, la vitesse avec laquelle les receveurs ont plongé dans une autre conscience, en moins d’une minute pour la plupart. Et ce fut pour tous comme un voyage dans les profondeurs de soi. Si tous les praticiens avancés dans la salle savaient faire cela, c’est la vitesse à laquelle nous avons provoqué cet état qui était étonnante. Comme le dit Guy Lannaud, « L’énergétique, le Shiatsu, c’est la capacité à ouvrir des espaces intérieurs pour que la personne ne se sente plus enfermée à l’intérieur, puisse aller vers la sortie et se débarrasser de son problème ».

Devant l’enthousiasme suscité par cette formation, nous avons décidé de faire revenir Guy Lannaud dès que possible parmi nous, car son enseignement est loin de tout verbiage inutile et intellectuel. Il transmet de Cœur à Cœur.

D’ores et déjà nous pouvons vous annoncer que l’année prochaine, notre invité est la star du shiatsu d’outre-manche : Bill Palmer et son Movement Shiatsu. Devant l’immense attrait de ce maître à travers toute l’Europe, nous vous recommandons de réserver le plus tôt possible votre place, car il n’y en aura pas pour tout le monde.

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Auteur : Ivan Bel
Comité de lecture : Bernard BouheretJean-Marc Weill